"Sometimes the questions are complicated and the answers are simple” - Dr. Seuss

Navrée les gens... je ne comptais pas faire ça et là je n'ai pas envie de m'expliquer. Je songe au devenir de ce blog que je ne veux pas tuer mais qui ne va pas continuer comme ça.
Pour le moment, tout se passe...

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Pardon.

Pardon à tous.

Manau avait fait une "dédicace à tous les siens". C'est un peu la même chose ici. Sauf que c'est une excuse collective, un pardon public. Une sorte de petit testament de petite mort, "au cas où". Mais n'est pas mort ce qui à jamais dort, etc, etc... On connaît. Pourtant je ne dors pas beaucoup, même pas assez. Du tout.

"22, v'là les flics."
"Rendez-vous, vous êtes cernée !"
"C'est parce que je ne dors pas !"
"Rompez..."

Pardon donc à tous les gens que j'ai perdus de vue, que je n'ai pas perdu de vue et ceux que ne n'ai jamais vu. Il y a de l'amour pour tous mais plus assez de motivation parfois pour égocentrer façon émo-tive à chacun. C'est pour ça que j'écris ce petit ceci. Une flemme dépressive en somme et en sommeil. Vous n'allez pas m'en vouloir ? Vous êtes bien gentils.

Pardon à ceux que je laisse mariner dans des mails, des lettres, des messages qui font magnifique toile de fond et devant laquelle ma main fond. Ce n'est pas que je ne veuille pas répondre, tout est là, dans ma tête, toutefois je l'ai perdue hier et ma patte est folle sans elle. Autant ne pas prendre de risque à la rédaction, ça ne serait pas bon. Sans fil conducteur les jérémiades s'épanchent, et ça, sans façon car elles font tout pencher.

Pardon de ne plus trop suivre alentours, d'être vague et d'être vague à l'âme et à lames. Aux larmes citoyens ! Je tranche un peu, dans les décisions et les veines parce je n'arrive plus à trancher pour moi. "Qui suis-je ?", "Quel est le sens ?", "Pourquoi ?", tout ça. Vous savez ? Ces questions que tout le monde se pose un jour et que je me pose tous les jours. Trop de jours. Nuits. Insomnies. Folies. A moité chat et à moitié chauve-souris.

Pardon pour les promesses envolées. J'ai toujours mis un point d'honneur à les tenir, à faire plaisir, à voir sourire. Mais en ce moment je mets plutôt un point de côté, et ça fait mal au flanc. Flamby mol au sol. Comment reprendre son souffle quand l'air pur se fait un peu rare ? Il y aura donc des suspens en suspens, navrée de ne pas arriver à m'y atteler, c'est que j'ai perdu mon fier destrier blanc gris de pluie.

Pardon de vouloir être là pour tout et de ne plus l'être pour rien. Les pixels sont incolores, autant que certaines poignées de rien, et pourtant je les aime, plus que certaines poignées de mains ! Cependant je ne puis aluner sans voir mon chemin, et la carte égarée, la Sélène du web est un piège agréable parfois fort inconfortable. État de siège. Fièvre.

Pardon aux gens que j'aime. Je ne le dis pas assez. Je dis usuellement "assez" car je n'aime pas qu'on m'aime. Je t'aime.

Pardon aux gens que je n'aime pas. J'ai fait semblant de vous aimer. Je ne disais jamais "assez" car je n'aimais pas froisser. Je te hais.

Pardon d'oublier des paragraphes importants, de faire des fautes diverses et de m'en presque vouloir. Mais de toute façon, passées trois lignes seuls mes âmes frères et sœurs vont lire. L’inconnu n'a que faire des discours poilus, incongrus, saugrenus, malvenus.

Pardon d'écrire invariablement long et flou : mon monde est fou et la sagesse ne peut pas le brosser. Je vais tout de même m'arrêter ici. Avant qu'il ne soit trop tard et que les mouvants (ou sables émouvants) vous lassent ou enlacent.

Un jour, un jour pourrait bien revenir le bon jour. En attendant, pardonnez mon irrégularité régulière. Je suis là, toujours, mais couverte de poussière.

Une fois de plus la Team Krokette s'envole vers d'autres cieux !

Ting.

K-Z qui s'est encore perdue dans la brume brune.

 

 

 

.oO-------- Vers l'infini, et SURTOUT au delà !!!! --------Oo.